Le gouvernement iranien opère actuellement sous l'autorité d'une junte militaire de facto à la suite de l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei le 28 février.
Bien que l'Assemblée des experts ait désigné Mojtaba Khamenei comme troisième Guide suprême début mars, ce dernier n'est pas apparu en public depuis plus d'un mois.
Cette absence sans précédent rend l'épicentre réel du pouvoir d'État hautement incertain.
Les services de renseignement indiquent qu'un haut conseil militaire du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contrôle désormais le pays.
Ce conseil a établi un cordon de sécurité autour du Guide suprême, toujours invisible. Le président Massoud Pezechkian est confronté à une impasse politique totale.
Le CGRI bloque systématiquement les nominations de son cabinet et lui refuse l'accès à Mojtaba Khamenei.
Le gouvernement civil n'exerce plus aucune autorité exécutive.
La stabilité régionale demeure gravement compromise alors que le CGRI dirige la guerre en cours contre les États-Unis et Israël sans aucune supervision civile.
Les entreprises doivent considérer le CGRI comme l'unique autorité dirigeante en Iran jusqu'à ce que le Guide suprême émerge physiquement pour revendiquer le pouvoir.
La véritable autorité dirigeante en Iran demeure inconnue, le Guide suprême désigné, Mojtaba Khamenei, n'étant pas apparu en public depuis la mort de son père. Un conseil militaire du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a exploité cette vacance du pouvoir pour prendre le contrôle de facto de l'État. Cette prise de pouvoir militaire neutralise de fait la présidence civile et rompt tous les canaux diplomatiques traditionnels. L'incapacité du régime à présenter physiquement son nouveau dirigeant suggère une grave instabilité interne ou des problèmes de santé catastrophiques.
Un conseil militaire dirigé par le commandant du CGRI, Ahmad Vahidi, dicte désormais l'ensemble des fonctions de l'État. Ce groupe maintient un strict cordon de sécurité autour du complexe du Guide suprême. Le président Massoud Pezechkian ne peut ni accéder au complexe ni communiquer avec Mojtaba Khamenei. Le CGRI oppose activement son veto aux décisions du gouvernement civil. La semaine dernière, Vahidi a empêché Pezechkian de nommer Hossein Dehghan au poste de nouveau ministre du Renseignement. Le conseil militaire insiste sur le fait que les conditions de guerre exigent que le CGRI gère directement tous les postes de direction sensibles. Cette dynamique dépouille la présidence de son autorité exécutive. Le gouvernement civil ne fonctionne plus que comme une façade pour le régime militaire.
L'Assemblée des experts a officiellement désigné Mojtaba Khamenei comme nouveau dirigeant le 8 mars. Cependant, le processus de sélection a été confronté à de graves perturbations internes et externes. Une bombe a frappé le siège de l'Assemblée à Qom lors de leurs délibérations initiales le 3 mars. Au sein du régime, de hauts dignitaires religieux se sont fermement opposés à cette transition dynastique. Ali Asghar Hejazi, un proche conseiller de feu Ali Khamenei, a averti l'Assemblée que Mojtaba ne possédait pas les qualifications religieuses requises. Hejazi a fait valoir que l'élévation du fils livrerait définitivement le pays aux militaires. Le CGRI purge actuellement Hejazi et ses alliés du bureau de la direction afin de faire taire cette opposition.
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